mercredi 7 décembre 2011

Chaque pas contre le temps


Ses sourcils légèrement froncés lui donnaient une expression de doute, presque tourmentée. On aurait vraiment dit un ange perdu sur Terre.
Je voyais son visage comme un de ces visages parmi ceux qui doivent être aimés, ils ne peuvent être qu'aimés. J'avais envie de toucher du bout des doigts cette peau parfaite qui avait l'air si douce, j'aurais voulu la parcourir en partant de la tempe, puis le long de la joue, et enfin dans le creux du cou. C'était une sensation horrible, je ne comprenais pas pourquoi ce visage m'attirait autant. Sa délicatesse teintée de mystère m'inspirait une sorte de peur.